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26 janvier 2016 Actualités 6 commentaires

La vanne EGR est utilisée sur les moteurs diesel depuis 1996 afin de satisfaire à la norme européenne Euro 2 d’émission de polluants dans l’air. Elle est montée dans le but de refroidir les gaz d’échappement en les brûlant une seconde fois dans le circuit d’admission.

La quantité de gaz réinjecté varie de 5% à 35% suivant le type de moteur. L’objectif est de diminuer les émissions d’oxydes d’azote, les NOx, dangereux pour la santé. De par son principe de recirculation des gaz, la vanne EGR engendre des dépôts de particules dans l’admission. Ces dépôts accumulés se transforment en une couche noire qui peut entraîner différentes pannes et problèmes de moteur.

A l’origine de l’encrassement des moteurs

 

Le système EGR s’active principalement quand le régime moteur est faible. C’est principalement le cas lorsque votre véhicule est au ralenti et plus particulièrement en ville (feux, ralentissements, bouchons…). Une utilisation principalement urbaine du véhicule facilite l’encrassement de la vanne EGR.
Le principe même du fonctionnement de la vanne EGR cause un encrassement plus rapide du moteur. La suie qui se forme par le passage des gaz d’échappement dans l’admission, et même dans la vanne EGR elle-même, peut causer différents dysfonctionnements.
Les injecteurs, pièces sensibles et onéreuses du moteur, peuvent être en partie bouchés. Quant à la vanne EGR, la calamine peut l’empêcher de s’ouvrir et de se fermer. Si elle reste en position fermée, elle sera alors totalement inactive. Le véhicule continuera de fonctionner correctement mais émettra beaucoup plus d’oxydes d’azote que tolérés par les normes de l’Union européenne.
En revanche, si la vanne EGR reste en position ouverte, alors le moteur subira davantage encore l’encrassement de son admission. Au fil du temps, le véhicule va perdre de la puissance à l’accélération, jusqu’à devenir excessivement mou. Des calages répétés et un comportement anormal du moteur sont des signes à ne pas ignorer.

Faut-il remplacer ou nettoyer la vanne EGR ?

 

Pour remettre en fonctionnement une vanne EGR qui serait en panne, il suffit, dans la plupart des cas de procéder à un nettoyage de la pièce.

Techniques de nettoyage

 

 La vapeur d’hydrogène obtenu grâce à l’injection d’hydrogène dans le moteur suit le circuit de  recyclage des gaz. De ce fait, les dépôts calamineux situés au niveau de la vanne EGR mais également dans le circuit d’admission d’air sont décollés, désagrégés et sont ensuite rebrulés dans la chambre de combustion.
Pour améliorer le nettoyage de la vanne EGR, il faut maintenir un régime moteur entre 2000 et 3000 tours pour avoir un maximum de vapeur d’hydrogène dans le circuit de retraitement.

Pour s’assurer du bon nettoyage de la vanne EGR, l’option Egr Pilot vient se connecter directement sur la vanne EGR par les faisceaux adaptés. Pendant le cycle de traitement, la vanne va se retrouver à la fois en position ouverte, en position fermé mais également dans un cycle d’ouverture/fermeture très rapide dans le but d’améliorer le décollement de la calamine.

Supprimer la vanne EGR ?

 

La suppression de la vanne EGR est la solution choisie par certains automobilistes. Pour ce faire, il suffit de verrouiller la trappe de la vanne en position fermée. Outre la pollution générée, cette méthode peut créer des problèmes moteurs. Ce dernier peut se mettre à fonctionner en mode dégradé, ce qui est bien pire qu’une simple vanne EGR encrassée.